Les abréviations pour camping caristes

M = aires municipales
FP = aires France passion
A = aires autoroutes
C = aires sur ou près terrain de camping
P = aire privée (particulier, grande surface...)
V = Stationnement en ville durée limitée +/- service

Le tableau ci-dessous propose une base pour un itinéraire de visite. A vous de rajouter des lieux de visites, des étapes conviviales, des lieux de séjour éventuels. Cette base est forcément incomplète et le temps de visite peut augmenter à l'infini...

N.B. : lorsqu'un N° est indiqué après un nom de ville, il s'agit du département dans lequel on vient d'entrer, ce qui peut faciliter les recherches d'aires de service dans les guides.


Le circuit présenté ici a été pour nous un prétexte pour un séjour dans l'agréable station de Chalmazel.
Nous avons suivi cet itinéraire, mais faute de temps, nous n'avons pas visité l'ensemble de ce qui était prévu.
Ce qui n'empêche pas le lecteur d'en prendre à son aise...

CHALMAZEL

 
La commune de Chalmazel est située au cœur des monts du Forez, chaîne de montagne du Massif central séparant la vallée de la Dore de la plaine du Forez. Le village est implanté à 800 mètres d'altitude sur le flanc d'un vallon baigné par le Lignon, affluent de la rivière éponyme.

La limite du territoire communal est marquée, à l'est, par le col de la Croix de Ladret (1 046 mètres) et le pic de Morière (1 137 mètres) et, à l'ouest, par le col du Béal (1 390 mètres) et le point culminant du massif, Pierre-sur-Haute (1 634 mètres). Pour autant, ce dernier est situé sur la commune de Sauvain pour quelque 250 mètres, au contraire de la station de sports d'hiver implantée sur son flanc, qui reste par sa part située sur Chalmazel.

La ligne de crête qui passe par le col du Béal et Pierre-sur-Haute marque également la séparation entre le département de la Loire (région Rhône-Alpes) et du Puy-de-Dôme (région Auvergne).

La commune abrite de vastes plateaux d'altitude vallonnés composés de landes parsemées de tourbières, appelés les hautes Chaumes, classés Natura 2000 pour leur intérêt floristique.

Le BLASON :

écartelé : au premier et au quatrième parti d'or et d'azur à la bande de gueules brochant, au deuxième et au troisième de sable au lion d'or accompagné de huit étoiles du même ordonnées en orle

Un week-end de détente


Avec peu de temps devant nous, inutile d'aller bien loin : nous avons à proximité la petite station de Chalmazel, et les chaussures de randonnée nous démangent.

En un peu plus d'une heure nous voici à pied d'œuvre.
L'aire municipale toute neuve est située à l'entrée de Chalmazel en venant de Boën. Elle offre huit places de stationnement face au château.

Il existe un deuxième aire à quelques kilomètres, au pied des pistes de ski.

Après une randonnée au roc de la madone de l'Olme, nous consacrons l'après midi à la visite du village.

Le château des Marcilly-Talaru


Au cœur des « Montagnes du Soir », pays des châteaux forts de Couzan, Marcilly, Rochefort, Urfé, entre autres, et premier bastion des chefs d'œuvres de l'art italien de la Renaissance, CHALMAZEL domine la Vallée du Haut Lignon, dont les eaux parcourent le pays de l'Astrée d'Honorée d'Urfé. Construit par Arnaud de Marcilly en 1231 à la demande de Guy IV Comte de Forez, cette forteresse inexpugnable a résisté aux guerres féodales et s'est maintenue intacte au fil des siècles. Au retour des campagnes d'Italie, les marquis de Talaru ont ajouté des embellissements d'inspiration Renaissance sur la façade et la cour intérieure du château, tout en conservant une architecture médiévale. Les fresques de la chapelle ont également profité de ces influences italiennes.

L'histoire en détail (source http://www.chateaudechalmazel.com/)

En 1231, le comte de Forez Guy IV, demande à son fidèle vassal, Arnaud de Marcilly, d’ériger une forteresse au cœur du Haut Forez. Cette construction doit répondre à deux buts stratégiques précis : d’une part, contrôler la haute vallée du Lignon, principale voie de communication entre les provinces du Forez et d’Auvergne par l’actuel col du Béal, et d’autre part, surveiller la seigneurie de Couzan, possession de la famille de Damas alors liée à l’empire germanique. Chalmazelles est alors le lieu idéal pour construire une telle bâtisse. Dès 1250, elle devint, avec Couzan, Rochefort et Urfé, l’une des 4 grandes seigneuries à donjon des « Montagnes du Soir ».
 
En 1372, Antoine de MARCILLY (8ème seigneur de Chalmazel) meurt à 25 ans sans postérité. Ses biens sont partagés entre son oncle prieur d’Arnas et ses 4 sœurs. Sa sœur Béatrice, qui avait épousé Mathieu de Talaru en 1364, reçoit le château de CHALMAZEL et tous les biens des MARCILLY situés à l’ouest de la Loire, ils doivent alors reprendre le nom et les armes de Chalmazel. C’est ainsi qu’après 6 générations de Marcilly le château passe par mariage à la famille des Talaru. La sœur de Béatrice, Isabelle (femme de Blain le Loup, seigneur de Beauvoir), avait hérité des biens situés à l’est de la Loire. Elle revendit aux Talaru avant 1375, et en 1381, leur mère fit de Béatrice son unique héritière, dès lors Béatrice et Mathieu de Talaru rentrent en possession de l’héritage reconstitué des Marcilly. Malheureusement, ils meurent tous deux l’année suivante, probablement victimes d’une épidémie.
 
Durant 468 ans, 14 générations de Talaru se succèderont à Chalmazel mais c’est bien la même lignée de seigneurs qui se perpétue des Marcilly aux Talaru.
 
La famille des Talaru, implantée depuis le XIVème siècle, était originaire du lyonnais. Elle formait alors un modeste lignage et fit en 1370 une soudaine fortune en fournissant un archevêque à l’église primatiale de Lyon et en se liant à la famille de Marcilly. C’est alors le commencement d’une brillante ascension.
 
A la fin du XVIème siècle, les Talaru descendent de leur «Nid d’aigle» (Chalmazel) pour le château de Saint Marcel de Félines, dont ils ont hérité par mariage en 1559. Ainsi comme les d’Urfé, descendus des Cornes d’Urfé à la Bastie, ils passent du château fort au château renaissance.
 
Les Talaru ne sont plus les féodaux batailleurs du 13ème siècle retranchés à Chalmazel : ils servent le roi dans ses armées (le Forez ayant été réuni au royaume de France de France en 1531). Et ils continuent également à fournir abondamment l’Eglise de Lyon en chanoines-comtes et les couvents en moines et moniales.
 
Pour les Talaru le XVIIIème siècle est marqué par un nouvel accroissement de prestige et de fortune. Ils avaient hérité par mariage du château de Chamarande (près d’Arpajon, au sud de Paris) et ils y résident quand ils ne sont pas à Versailles (Louis de Talaru, marquis de Chalmazel et comte de Chamarande est colonel du régiment Talaru-infanterie, mais aussi premier maître d’hôtel de la Reine, conseiller d’Etat, chevalier des ordres du roi, gouverneur de Phalsbourg et de Sarrebourg). C’est une famille à son apogée que va alors frapper la révolution française.
 
Louis Justin de Talaru, dernier du nom est né à Paris en 1769, il a donc 20 ans quand éclate la révolution. Son père était mort depuis un an, sa mère était à la Cour à Versailles, dame d’honneur de Madame Adélaïde de France, tante du roi Louis XVI. Il commence une carrière militaire, mais réussit à échapper à la révolution, d’après Beauregard « il ne se mêla point au mouvement et aux affaires de la première révolution et il dut à son caractère conciliant, et surtout à son âme généreuse et bienfaisante de ne pas être inquiété pendant les temps d’orage et de persécutions. Il fit dans sa jeunesse quelques voyages, principalement en Espagne et au Portugal. ». Il attendit des jours meilleurs, essaya de survivre et laissa passer l’orage. Il n’émigra pas et ses biens ne lui furent donc ni confisqués ni vendus. Son oncle César Marie de Talaru, fut lui arrêté comme suspect et guillotiné à Paris le 22 juillet 1794. C’est à Louis Justin que revient alors le titre de chef de nom et d’armes de la famille de Talaru, il hérite de tous ses biens. Ses convictions restaient cependant royalistes et sa fortune lui permit de ne pas se « compromettre » avec les régimes successifs que connut alors la France : Directoire, Consulat, Empire. Il avait l’indépendance d’esprit que donne la fortune. Pair de France en 1815 et ambassadeur en Espagne, il reste très attaché à sa région, berceau de la famille. A la tête d’une très grande fortune, il meurt en 1850, âgé de 81 ans mais sans héritier malgré deux mariages. Il était le XXVème et dernier seigneur de Chalmazel, XXème génération de Marcilly – Talaru.
 
Son testament partageait sa fortune en 3 : - « la part du roi », une somme équivalente à 14 millions d’euros, au comte de Chambord, chef de la maison de France. - « la part de l’Eglise » qui recevait de nombreux dons pour faire dire des messe et pour les pauvres. - Les parents et amis, qui recevait les diamants et l’argenterie. Il n’oubliait cependant pas les domestiques, prêtres, régisseurs ou gardes qui l’avaient bien servi, distribuant ainsi 37 rentes viagères.
 
Venaient ensuite ses biens fonciers et immobiliers : - le marquis de Courtivron, son neveu, et le fils ce celui-ci héritaient de Saint Marcel de Félines (vendu en 1865 au baron Piston) et de Chamarande (vendu au marquis de Persigny). - Gaston de Montmorency, son neveu, héritait d’une grande partie de ses biens de Normandie, - Quant à Chalmazel, le marquis de Talaru écrivait : « je lègue mes biens de Chalmazel (le château et les bois) à la maison des sœurs de St Joseph, établie dans cette commune, à charge d’établir des lits pour les malades du canton et les y soigner ».
 
Le château fût principalement transformé en pensionnat pour accueillir les enfants de Chalmazel, qui particulièrement les soirs d’hiver ne pouvaient pas rentrer après l’école dans les jasseries familiales. En 1972, les religieuses quittent le château, l’entretien étant devenu trop lourd. Alors loué à la commune, a charge d’entretien, il fut ouvert au public à la belle saison. Le château a alors fait l’objet d’une inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

 


 
ARCHITECTURE

De la maison forte construite en 1231, il reste presque tous les éléments : l’emplacement des meurtrières dans certaines tours ainsi que la base des murailles. Sa présentation actuelle est cependant le résultat d’aménagements successifs entrepris par les Talaru au cours des siècles, tout en gardant volontairement l’aspect médiéval de l’édifice avec son chemin de ronde à machicoulis. Les empreintes de la Renaissance sont encore visibles sur la façade et dans la cour intérieure agrémentée de galeries réalisées à la même époque où les Talaru faisait aménager dans le style italien le château de St Marcel de Félines.

AUJOURD'HUI

Les propriétaires actuels l’ont acquis en 2001 avec pour objectif de faire revivre ce grand témoin de l’histoire médiévale. Il a depuis était en grande partie restauré, et est ouvert au public à la belle saison. Depuis 2004 de charmantes chambres d’hôtes y ont été aménagées et vous accueillent toute l’année pour un voyage dans le temps.

Voir le site et réserver.


L'église de Chalmazel et ses vitraux



Dans l'église de Chalmazel, vous allez découvrir les remarquables vitraux réalisés par le Maître verrier Théodore-Gérard Hanssen (1885-1957).

Il est considéré comme le rénovateur de l'art du vitrail et a réalisé une oeuvre importante dans le monde entier.

La vie de St Jean-Baptiste à qui cette église est dédiée  est une source d'inspiration pour cette oeuvre. 

La voix de Brigitte Fossey vous guidera tout au long de votre visite et vous revivrez cette grande aventure humaine et artistique avec le curé Léon Noyer et le Maître verrier Théodore-Gérard Hanssen.

L'itinéraire

Départ du circuitVille d'arrivéeA visiterAires de serviceType d'aireCommentaires
Feurs (42)Boên
Sail-sous-CouzanSource
Château de Sail-sous-Couzan
St Georges-en-Couzan
ChalmazelLe village
Le Château des Marcilly-Talaru
Randonnées
Chalmazel (village)
Chalmazel (Station de ski)
M/services payant
SauvainMaison Sauvagnarde
Essertines-en-Châtelneuf
MontbrisonCollégiale N.-D. d'Espérance
La Diana
Musée d'Allard
Jardin d'Allard
Vieille ville
Feurs

La carte

L'itinéraire